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Un violon sous le toit
Un violon sous le toit
Un violon sous le toit

 

Un violon sous le toit ...

 

Histoire d'un violon célèbre dans le monde entier

  

Le «Vicomte de Panette », violon ayant appartenu à la marquise de Bélâbre, est dorénavant connu du monde entier grâce au talent de Renaud Capuçon, violoniste virtuose. Ce violon a appartenu à Jean-Baptiste Vuillaume qui le vendit au père de la marquise, le Vicomte de Panette en 1847. Musicienne, Marie-Charlotte Vincent de Panette devient Marquise Lecoigneux en 1873 et a probablement joué de ce violon sous le toit du château de Bélâbre.

 

Le violon sera vendu à un marchand parisien puis revendu dans les années 1920 à un collectionneur américain, il deviendra en 1947 la propriété d’Isaac Stern pendant près de cinquante ans. 

 

Ce violon est l'oeuvre du grand luthier crémonais Guarnerius del Gesù qui l'a créé en 1737. Voici ce qu'en dit Renaud Capuçon : « Le violon que je joue, un guarnerius de 1737, appartient à une banque qui l’a acheté pour moi en 2005 . A l’époque, je jouais déjà un instrument magnifique, un stradivarius de 1721 qui avait appartenu à Fritz Kreisler, prêté pendant cinq ans par un mécène belge. Je n’en souhaitais pas d’autre. Pourtant, quand le président de la banque m’a demandé quel serait l’instrument de mes rêves, j’ai aussitôt pensé à un guarnerius. C’est un violon qui n’est pas «meilleur» que le stradivarius, il date à peu près de la même époque, fabriqué aussi à Crémone, mais il est plus sauvage, moins parfait. On le voit à l’œil nu. Le son est en général plus large, plus mâle. J’ai une personnalité de jeu qui va dans le sens du stradivarius, en finesse, donc jouer un guarnerius m’apporte des couleurs. Je n’en avais jamais essayé, mais je savais quels violonistes l’avaient joué - Yehudi Menuhin, Isaac Stern, Anton Rubinstein. J’ai demandé à Pierre Barthel, mon luthier, de faire une recherche. Il s’est passé plusieurs mois, car ce n’est pas le genre d’instrument qu’on trouve facilement. Surtout qu’il ne reste plus que 60 guarnerius au monde, contre 600 stradivarius. Quelque temps plus tard, il m’a parlé de deux instruments : le guarnerius de Menuhin, et celui de Stern, qu’on appelle le «Vicomte de Panette». On a fait venir les violons de Londres, j'ai essayé celui de Menuhin, magnifique, mais je n’ai pas ressenti de flash particulier. J’ai pris celui de Stern, fait cinq notes, et là, ça y était, c’était mon violon. Dire qu’il était fait pour moi serait prétentieux, mais ce violon me parlait, j’avais l’impression que tout ce que j’avais toujours cherché, en termes de sonorités, était une préparation à avoir ce violon. »

 

C'est donc un ancien élément du patrimoine de Bélâbre qui ravit les mélomanes de tous pays, un dernier « staccato » de la marquise... Mais est-ce vraiment le dernier?

 

 

Ecoutez le "Vicomte de Panette" qui enchanta aussi le château de Bélâbre:

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