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La chapelle de Jovard vaut la visite - Article de  la Nouvelle République
La chapelle de Jovard a une longue histoire à raconter aux visiteurs.

La chapelle de Jovard a une longue histoire à raconter aux visiteurs.
© Photo NR

La commune de Bélâbre possède trois églises. La chapelle du village de Jovard est la plus ancienne. Découverte.

 
L’église du bourg de Bélâbre date de 1853, et les deux autres sont bien plus anciennes et édifiées dans les villages de Jovard et de Nesmes. L’Association du patrimoine de Bélâbre, qui a effectué de nombreuses recherches sur ces monuments, propose depuis peu des visites guidées de l’église de Jovard. « On dit que c’est une chapelle, mais c’était une église, affirme d’entrée la secrétaire, Marie-Odile Trusch, qui encadre les groupes. Nous pensions depuis longtemps proposer une visite guidée ou virtuelle à l’aide d’un QR code car ce monument en vaut la peine. Pour en parler, il faut évoquer l’abbaye de Méobecq dont il dépendait. Il a été construit au 12e siècle lors de la création d’un prieuré, dont les bâtiments sont soudés à l’édifice, sur le côté sud. »
Les pèlerins étaient accueillis dans le narthex Après avoir retrouvé en 840 les reliques de saint Jacques, les Bénédictins avaient lancé un pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle, depuis Le Puy-en-Velay, et installé des prieurés le long du chemin pour accueillir les voyageurs. Celui de Jovard se situait sur la voie variante de Tours. « En 1150, un moine avait été envoyé dans la région pour rechercher un endroit où il y avait de l’eau, des terres cultivables et des bois », précise Marie-Odile Trusch. Le site remplissait toutes ces conditions et le monastère vit le jour.
La guide souligne la présence d’un clocher porche qui aurait remplacé un clocher doté d’une flèche et de deux cloches abritées dans des niches surmontant le pignon ; et si l’une d’elles est moderne, l’autre, très ancienne, porte l’inscription « Oret voce pia » qui signifie « Il prie d’une voix pieuse ».
Cinq statues de la Vierge « La foudre est tombée sur la chapelle en 1726 et elle est restée sans clocher pendant douze ans. Le conseil de fabrique a alors décidé le versement de 50.000 écus pour sa réfection », rappelle la secrétaire de l’association qui conduit le groupe dans le narthex, destiné jadis à accueillir les pèlerins et les personnes qui n’étaient pas baptisées.
L’édifice possède une incontournable statue de saint Jacques, mais aussi cinq statues de la Vierge, dont une pietà et une représentation de Notre Dame des Sept Douleurs, vénérée depuis que la foudre aurait frappé l’une d’entre elles en lui cassant la tête qui aurait rebondi sept fois avant de tomber à un endroit en faisant jaillir une fontaine. Des faits qui ont entraîné la mise en place d’un pèlerinage, autrefois très suivi, le dimanche le plus proche du 5 septembre.
Cette visite mentionne également le réaménagement du chœur dans la seconde partie du 19e siècle, la restauration récente des vitraux et permet de découvrir diverses offrandes à la Sainte-Vierge. Parmi ces ex-voto figurent de petits chaussons d’enfants et plusieurs plaques de remerciements. « Le pèlerinage n’a plus lieu depuis douze ans, mais des messes sont parfois célébrées dans le bâtiment religieux », indique Marie-Odile Trusch avant d’inviter les gens à visiter l’église de Bélâbre, « un monument unique en France construit par Jules de Mérindol, l’un des architectes qui a créé le Paris Moderne, dont la grande halle de la Villette et le Carreau du Temple. C’est un véritable musée d’art. » Un attrait touristique certain pour l’ancien chef-lieu de canton.
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